LE MOULIN A WAIDE

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LE MOULIN A WAIDE

Message par Veiovis le Dim 30 Aoû - 7:52

page 39 de la monographie de l'abbé Leroy :

"le premier (moulin) dont nous trouvons trace, au Quesnel, est le moulin à Guède qu'on appelait moulin à Waide, woède, watte et varde, dans le langage populaire."

Le guèdeou pastel, matière colorante bleue, était extraite de l'Isatis tinctoria, plante dont la culture était très répandue aux environs d'Amiens, avant la découverte de l'indigo.
La tige de cette plante, broyée et réduite en pâte sous la meule des moulins à vent, produisait les beaux bleus pers dont la renommée fut plus qu'européenne."

page 40 de la monographie :
"le moulin à Waide du QUESNEL appartenait au seigneur du lieu.
Il était assis à l'endroit de la place publique, juste en face de la maison d'habitation Rouge-Dive actuelle. C'est même à son existence que se rattache la dénomination de "minaouette" donnée à cet endroit du village.
La place où demeurait le minotier qui moulait non pas du blé mais de la guède ou wouette a pris, par corruption de langage, le nom de place du Min-à-Wouette ; de la Minaouette.
Sur un ancien plan cadastral, on lit : place du moulin à watte. Autour du moulin, sont venues naturellement se grouper des habitations.
(...) le moulin à waide du Quesnel, existait encore en 1389. (...) deux siècles plus tard, le moulin n'est plus.


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Re: LE MOULIN A WAIDE

Message par Veiovis le Dim 30 Aoû - 7:59











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Re: LE MOULIN A WAIDE

Message par Veiovis le Dim 18 Déc - 7:26



LA WAIDE : qu'est-ce que c'est ?


Il s'agit du mot picard de la guède, une plante très cultivée dans le Santerre.



La waide fleurit d'avril à juin et le pigment bleu extrait de ses feuilles  a fait la richesse des négociants waidiers du Moyen Âge.
Elle pousse de façon spontanée dans la plupart des régions tempérées du globe

L' « isatis tinctoria », plus connue sous le nom de « waide », « guède » ou « pastel des teinturiers, "herbe de saint Philippe", "varède", "herbe du Lauragais" est une plante herbacée bisanuelle.  Cette plante tinctoriale, d'aspect sauvage, possède des feuilles vertes et des fleurs jaunes. C'est de ces feuilles qu'est tiré le pigment bleu qui fut, jadis, la renomée du Santerre et de l'Amiénois.

 

En effet, le bleu est une couleur à la mode au Moyen âge. Tout d'abord on a le culte à la vierge Marie, qui est drapée de bleu (à l'époque on ne pouvait pas faire de "noir" en teinture et donc c'est le bleu foncé qui était utilisé pour représenter le deuil et Marie est souvent représentée avec son fils mort dans les bras), mais c'est aussi la couleur de l'emblême de France :  un fond bleu avec des fleurs de lys blanches pour les armoiries royales. C'est  la couleur des habits royaux.


C'est le début de l'âge d'or du bleu, de la waide et des waidiers car c'est un produit rare et extrêmement couteux, qui fit la richesse de ceux qui en faisaient le commerce.

Pour répondre à cette demande croissante, les cultures de waide vont alors s'intensifier dans le département de la Somme, principalement dans l'Amiénois et le Santerre, le long du fleuve Somme, qui fait alors office de route commerciale naviguable notamment vers l'Angleterre.

Une partie importante de ce précieux produit était vendue aux anglais qui n’en produisaient pas et avaient de gros besoins en BLEU. Les bateaux partaient depuis Amiens, naviguaient sur la Somme et rejoignaient l’Angleterre. Amiens fut très prospère à cette époque car véritable plaque tournante de toute l’activité économique qui résultait de la vente du pigment BLEU.

La culture de la waide en Picardie est attestée dès 1102, dura environ 3 siècles et généra une grande richesse.

Si la demande en pigment bleu est forte, le processus de culture et d'extraction demande du temps. En effet, la plante est d'abord cultivée à la campagne. Les feuilles sont cueillies à la main et les feuilles fraîches broyées dans un moulin.


Broyage des feuilles dans un moulin pastellier (Thuringe, 1752)

cela devait ressembler à ça :



Dès lors, la bouillie obtenue est mise à fermenter avec de l'eau et de l'urine humaine et retournée à l'aide d'une pelle toutes les 48h pendant un mois.


Plus tard, on les écrasait et on les mouillait avec de l'eau sale et de l'urine humaine pour déclencher une nouvelle fermentation. La pâte granuleuse obtenue s'appelait l'agranat et servait de base aux teintures.

C'est l'oxydation à l'air du jus verdâtre extrait de la pâte fermentée qui permettait d'obtenir le bleu pastel, de grande tenue à l'eau et au soleil.
Toutes ces manipulations demandaient de nombreux mois de travail et employaient une importante main d'œuvre.

 http://www.latelierdescouleurs.net/article-le-pastel-des-teinturiers-isatis-tinctoria-117341037.html

la difficulté réside dans le risque de moisissures.





La pâte obtenue était alors de nouveau broyée au moulin et moulée sous forme de boules appellées « coques » que l'on faisait ensuite sécher. La quasi-totalité de la récolte était alors dirigée vers Amiens pour être exportée vers les villes drapantes de Flandre et d'Angleterre.

Le principe colorant se trouvait dans les feuilles qui étaient récoltées à maturité, broyées dans les moulins à waide, et réduites en pâte unie, remaniée et séchée à l'air libre. Cette préparation était livrée sous forme de tourteaux ou de barreaux, ou encore de poudre.


Au XVIe siècle, la culture de la waide est définitivement supplantée par l'indigo récemment découverte aux Amériques. Ce produit moins cher et de moindre qualité, a raison du produit de luxe qu'est la waide. Il faut dire que le pigment bleu, de part sa rareté, coutait particulièrement cher. En effet, pour obtenir 1kg de pigment, il fallait récolter 1 tonne de feuilles fraîches de waide!

Il faudra attendre les années 2000 pour que la culture de la waide pousse de nouveau dans les terres du Santerre, à Méharicourt,  grâce au travail d'un passionné : Jean-François Mortier. Son travail est depuis poursuivi par sa fille, Estelle Chrétien (lire le magazine Vivre en Somme n°100 pour en savoir plus : ici https://fr.calameo.com/read/00157634749c74c629da5/?page=4).


http://www.somme.fr/portrait-du-territoire/waide-bleu-picardie


SA CULTURE

Dans le premier cas, la première saison qui suit le semis, la plante forme une rosette de feuilles étroites glauques de 15-20 cm de long, duveteuses et munies d’un pétiole. Ce sont ces feuilles-là qui sont récoltées pour la teinture.
Seules les feuilles de la plante sont utilisées pour la teinture.

La matière colorante n'existe pas en tant que telle dans les feuilles qui contiennent un précurseur, l'isatan B qui a la propriété de produire de l'indoxyle. L'association de deux molécules d'indoxyle entrant en contact avec l'oxygène de l'air produit le pigment bleu.

Les feuilles récoltées à maturité (quand elles commencent à se border de brun et de violet) étaient lavées puis mises à sécher dans un endroit aéré pour éviter qu'elles ne pourrissent. Elles étaient ensuite broyées dans des moulins pasteliers.

http://www.latelierdescouleurs.net/article-le-pastel-des-teinturiers-isatis-tinctoria-117341037.html

La seconde année, 4-5 tiges de 40 à 100 cm surgissent de la rosette portant des feuilles glabres, embrassantes ou sagittées de teinte vert brillant ou bleuâtre. Elles se terminent par des panicules lâches de fleurs jaunes minuscules, d’avril à août selon les stations.

Les fleurs attirent beaucoup d’insectes butineurs tels que les syrphes et les abeilles. Il arrive aussi que la plante ne fleurisse pas encore cette année-là et demeure à l’état de rosette.

Les fruits sont des siliques de 1 à 2 cm, vert chartreux puis noires, très décoratives, qui pendent comme des boucles d’oreilles. La fructification est suivie de la mort de la plante. Les graines brunes de 2-3 mm, ailées, sont libérées à maturité.
https://jardinage.ooreka.fr/plante/voir/686/pastel-des-teinturiers

Le nom pastel vient du provençal et signifie « pâte » car le pigment est issu d’une pâte obtenue par la trituration et la macération des feuilles.
http://www.espritcabane.com/blog/ecologie-au-quotidien/le-bleu-de-pastel/

Les Grecs et les Romains s’en servaient comme remède antiscorbutique, cicatrisant, contre la jaunisse, les maladies de la rate mais aussi comme plante tinctoriale. Les graines oléagineuses servent à fabriquer des cosmétiques (crème, savon, rouge à lèvres…).

La teinture bleue est extraite des feuilles matures. Elles sont lavées à l’eau claire, puis broyées sous les meules des moulins pastelliers, afin d’en retirer une pâte, d’où l’appellation « pastel des teinturiers». Une fois séchée, la pâte est pressée et façonnée en « coques » ou « cocagnes ».



Ces cocagnes fermentent pendant un à deux mois. La matière réduite en poudre est ensuite additionnée d’urine afin de provoquer une oxydation. Séchée à nouveau, la nouvelle pâte donne une poudre tinctoriale concentrée en indigotine.


http://www.salonmadeinfrance.com/esprit/trilogie-bleu/

Le pigment extrait du pastel s’appelle l’indigo.

Autrefois, son obtention nécessitait un processus long de fermentation et de séchage qui s’étalait sur deux années. Les feuilles étaient récoltées à la main en 5-6 fois, de la Saint-Jean à novembre lorsqu’elles jaunissent légèrement pour atteindre leur maturité. Après lavage des feuilles et séchage, le broyage à la meule suivi d’une fermentation qui durait 4 mois aboutissait à la confection de « cocagnes » ou « coques ».

http://de-la-course-des-nuages.blogspot.fr/2009/07/aujourdhui-cest-teinture.html

Dans d'autres régions de France, on attachait les coques au mat de cocagne afin de les faire sécher encore 1 à 2 mois, tout en les mettant hors de portée des voleurs.
En Picardie : les feuilles sont récoltées à maturité, broyées dans les moulins à waide, et réduites en pâte unie, remaniée et séchée à l'air libre. Cette préparation était livrée sous forme de tourteaux ou de barreaux, ou encore de poudre.

L’agranat est une poudre noire qui résultait de la pulvérisation de ces coques mises à fermenter dans de l’urine afin d’augmenter le pH et rendre la matière soluble dans l’eau. L’agranat pouvait se conserver 10 ans pour servir de base à la teinture. Il suffisait de tremper le linge dans la solution puis de le laisser à l’air libre afin que la teinte vire du vert au bleu grâce à l’oxydation.

De nouveaux procédés plus rapides ont vu le jour par la suite et consistent à mettre les feuilles entières à macérer dans des conditions particulières de température et de composition de l’eau. Une oxygénation de la solution de quelques heures suffit alors à obtenir l’indigo. La décantation durant la nuit permet de recueillir le pigment dans le fond de la cuve au petit matin. Une tonne de feuilles produit environ 2 kg de pigment.


Isatis tinctoria est considérée comme une plante invasive dans une partie des États-Unis (Arizona, Californie, Colorado, Idaho, Montana, Nevada, New Mexico, Oregon, Utah, Washington, Wyoming), mais aussi dans les Alpes de Haute-Provence en basse altitude.
https://jardinage.ooreka.fr/plante/voir/686/pastel-des-teinturiers

Végétation :
Plante herbacée bisannuelle ou vivace de 120 cm de haut sur 50 cm de large. Feuilles étroites glauques de 15-20 cm de long, glabres ou pubescentes.
Fleurs et fruits :
Panicules lâches de petites fleurs de 4 mm, jaune vif, au parfum léger de miel. Entre avril et août selon les zones. Fruits en forme de gousse verte puis noire, de 2 cm de long.
Qualités :
Tolère -15 °C. Belle plante à massif ou de rocaille. Plante tinctoriale fournissant un pigment de qualité. Pousse dans tout sol bien drainé.


http://www.bleudamiens.com/


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Re: LE MOULIN A WAIDE

Message par Veiovis le Dim 18 Déc - 8:23

Le pastel est employé aussi en décoration. Autrefois, les paysans récupéraient le fond des cuves de fermentation pour peindre les voûtes des églises, les portes, les charrettes (d'où le nom de "bleu de charrette" encore utilisé aujourd'hui). Cette peinture était fongicide et avait le pouvoir de repousser les insectes. A l'heure actuelle, de nombreuses peintures et lasures sont fabriquées avec le pastel et l'on peut voir, surtout dans la région de Lectoure, de nombreuses maisons dont les menuiseries sont peintes en bleu. Ces peintures, très résistantes, peuvent aussi être utilisées sur d'autres supports que le bois.

http://www.latelierdescouleurs.net/article-le-pastel-des-teinturiers-isatis-tinctoria-117341037.html
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Re: LE MOULIN A WAIDE

Message par Veiovis le Dim 18 Déc - 8:43

http://www.bleudamiens.com/content/10-la-waide-renait-en-picardie


à proximité : MEHARICOURT

L'ATELIER DES COULEURS, 10 grande rue MEHARICOURT 80170  http://picardietourisme.com/fr/telecharger-fichier/atelier-des-couleurs-meharicourt-somme_SEJTHPIC0000002O.aspx
www.latelierdescouleurs.com

Avec quelques graines au départ, Jean-François Mortier a commencé à tester la culture de la waide dès 1995.
Afin de partager cette passion et aussi pour investiguer ensemble, il a rapidement drainé autour de lui quelques agriculteurs qui se sont pris d’intérêt pour cette nouvelle culture.
Au départ, la culture et la récolte étaient entièrement manuelles. Ce fût donc un démarrage extrêmement lent puisqu’il a fallu plusieurs récoltes pour obtenir un stock de graines suffisant.

Au fur et à mesure de ses recherches et de ses rencontres, il s’est forgé de solides connaissances. Il a tissé un réseau de relations avec divers spécialistes, tant français qu’européens auprès desquels il a acquis de nombreuses compétences.

En 2004, suite au congrès de la teinture végétale, Jean-François Mortier développe avec l’aide de sa femme Anne Mortier, un projet d’accueil touristique à la ferme, bien sûr autour de la WAIDE. Ils vont ainsi créer un jardin de plantes tinctoriales et plantes médicinales.

Ils créent le magasin « L’Atelier des Couleurs », qui sera le fruit de leur collaboration : on y trouve des créations manuelles, teintes artisanalement sur place avec le pigment « BLEU d’Amiens ».





des stages sont proposés régulièrement.

Vous trouverez sur place :
- un jardin de plantes aromatiques médicinales et tinctoriales
- une exposition sur l'histoire de la waide (réalisée par Françoise Joly)
- un point de vente d'objets teints à la ferme avec des colorants végétaux

ici : produits en vente http://www.bleudamiens.com/5-dans-ma-salle-de-bains


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Re: LE MOULIN A WAIDE

Message par Veiovis le Dim 18 Déc - 8:59

LA WAIDE ET LA CATHÉDRALE D'AMIENS

La waide et la cathédrale d’Amiens sont  inséparables et on ne peut s’intéresser à l’une sans connaître l’autre, leurs histoires sont intimement liées.

La cathédrale d’Amiens a été édifiée au XIIème siècle, en pleine expansion du commerce de la waide. Elle a été construite entre 1220 et 1270 pendant le règne du roi Louis IX, ce qui fait 50 ans, phénomène unique dans l’histoire des cathédrales gothiques. Ce laps de temps très court, on le doit à l’énorme richesse de la ville d’Amiens et à la générosité des marchands waidiers.

 
Les marchands de waide (en picard) ou de guède (en français), bienfaiteurs de la Cathédrale sont représentés par deux marchands, vêtus de surcots par-dessus leurs cottes. L'un a la tête nue, tandis que l'autre est coiffé d'un chaperon.

Sur la façade principale de l’édifice, on peut voir une frise représentant un motif floral, qui est celui d’une crucifère, dont on peut penser qu’il s’agit d’une fleur de waide. A l’intérieur de la cathédrale, sur le côté droit, l’avant-dernière chapelle de côté a été offerte par une famille de marchands waidiers, elle est dédiée à Saint Nicolas, le patron des teinturiers. A l’extérieur, sur le flan sud, rue Cormont, il y a un ensemble de  statues qui représentent des producteurs de waide, des marchands waidiers au-dessus avec leurs sacs de boules et enfin Saint Nicolas. Au premier niveau, il y a une inscription dans la pierre :

« Les bonnes gens des viles d’entour d’Amiens qui vendent waide ont fait chete capelle de leurs omones »

http://www.bleudamiens.com/content/7-histoire-de-la-waide-et-de-son-bleu

Cathédrale, côté rue Cormont




L'inscription nous apprend que ce sont les marchands de waide des villages aux alentours d'Amiens qui ont érigé cette chapelle. La waide (isatis tinctoria) est une plante très cultivée en Picardie, dont on se servait beaucoup pour la teinture avant l'invention de l'indigo.  

"LES BONES GENS DES VILLES D'ENTOUR AMIENS QUI VENDENT WAIDES ONT FAITE CHETE CAPELLE DE LEURS 0MONNES".


On trouve de nombreuses traces de la waide à la Cathédrale Notre-Dame d'Amiens :
- sur le motif floral de la façade
- la statuaire extérieure de la chapelle St Nicolas
- dans les stalles (sculptées à la renaissance).

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Re: LE MOULIN A WAIDE

Message par Veiovis le Dim 18 Déc - 9:47

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